Un peu de Culture…

A Cuba on danse le « Son », le « Casino » mais pas la « Salsa » !

Salsa signifie « Sauce », composée de plusieurs ingrédients, dont le son cubain, le mambo, la rumba, … et naît à a fin des années 60 dans les quartiers latinos de New York.

Dans les danses populaires cubaines, on trouve :

Les danses traditionnelles :

Le Son :
Inspiré du danzon, issu lui-même de la contredanse française, ce genre musical vient de Guantanamo et les régions de Santiago.Le son montuno (prononcer  « sonne ») vient des montagnes, se chante «  en el llano », c’est-à-dire « la plaine ».
Il se danse à contre-temps, accompagné par les instruments, comme le tres (petite guitare de 3 doubles cordes), et le marimba (basse percussive d’origine africaine).
Il incarne parfaitement la force du métissage cubain lié à son histoire.

Le Mambo :
Né dans les années 40, il conquiert très vite les Etats-Unis et le Mexique.

Le Cha-cha-chà :
Apparait dans les années 50 lorsque le danzon s’essoufle.
Le mot « cha-cha-chà » aurait été donné pour évoquer le bruit produit par le frottement des pieds des danseurs sur le sol.

La Conga et la Comparsa :
Danses de carnaval dont l’origine se trouve dans les festivités des esclaves noirs qui défilaient avec tambours, clochettes, poêles et trompettes.

Le Casino :
A été élaboré au Club Desportivo de la Havane et se dansait dans les casinos de jeux d’où son nom. Il se danse en couple sur la clave, en en général sur le temps, mais à Cuba, certains préfèrent danser sur le contretemps, comme les danseurs des ballets folkloriques et sur la base rythmique du son.

La Rueda de casino :
Hommage doit être fait aux fondateurs : Jorge Gomez, Dominguez, Francis Garcia, Rodolfo « el dumbo » Falcon, Joaquim « el oso » Roche, … qui se produisaient partout à la Havane, attirant de plus en plus de danseurs dans la ronde de la rueda.

En effet  la rueda de casino est formée par plusieurs couples de danseurs évoluant et se déplaçant en cercle au signal du chanteur (ou la « madre »). Il annonce le nom des vueltas (figures de danse), déplacements et changements de partenaires à voix haute. Le côté ludique de la rueda consiste dans le fait que le chanteur essaie de piéger les danseurs en annonçant les vueltas rapidement.
Les ruedas de casino sont de réels spectacles à l’allure très chorégraphique car les figures basiques se sont exportées, laissant libre cours à la créativité des chanteurs, le but étant de rassembler les gens dans une ronde spontanée, vivante et joyeuse.

Les danses afro-cubaines :

Le cycle Rumba :
La rumba est un ensemble de rythmes et danses associés composés de 3 divisions majeures : le Yambù, le Guaganco, la Columbia.

Le Yambù :
Comprend une partie chantée et une partie dansée. C’est la forme la plus ancienne, dont le rythme lent reste vivant grâce aux anciens. En effet elle est appelée « danse des vieux ». Les danseurs simulent parfois les douleurs dûes à l’âge et les difficultés quotidiennes et mettent en scène la coquetterie de la femme vis-à-vis de l’homme. On n’y pratique pas le « vacunao » (métaphore sexuelle), très caractéristique de la rumba, aucun geste ne correspond à un sens érotique (« en el yambù no se vacunao »)

Le Guaguanco :
Son origine est dans le tambour Yuka. Il représente la parade amoureuse de l’homme devant la femme, lui, désirant « vacunarla » (« la vacciner » avec son pied ou autre partie du corps), et elle essayant de « se protéger ». Actuellement le « vacunao » a été considérablement stylisé par des mouvements directs du bassin, ou des gestes indirects exécutés en pointant un foulard, le coude, le nez, le genou, …

La Columbia :
Est une danse réservée aux hommes. Elle trouve ses origines vers Matanzas. Il s’agit d’un solo de l’homme, représentant la partie la plus complexe de la rumba. Le danseur déploie son habileté chorégraphique, en se plaçant devant un des tambours, le Quinto, et le provoque dans une sorte de joute rythmique, de plus en plus performante. D’autres danseurs prendront sa place, essayant de le surpasser tel un défi. Aujourd’hui on peut voir apparaitre dans cette danse des éléments de folklore africain, de Hip Hop, acrobaties, …

Le Cycle Yoruba:
Les Yoruba ou Lucumis amènenet les pratiques religieuses venant d’Afrique, particulières à la religion, la « Santeria ou règla de Ocha ».
Cette religion honore les Orishas (divinités), chacun d’entre eux possédant ses propres rythmes, chants et danses.
Chaque « Santo » a ses couleurs, ses attributs et des traits de caractères qui lui sont propres. La musique joue un rôle important, ainsi que les tambours Bata lors des cérémonies.
Les dieux du Panthéon Yoruba ont des caractéristiques humaines comme le vice et la vertu dans les mythes que racontent les fées, les aventures et la vie de ces dieux pour les évoquer dans les rythmes, les danses et les chants.

C’est toujours ELEGUA  qui ouvre et ferme le chemin. C’est le premier Orishas qui apparaît dans les cérémonies et les spectacles. Il annonce la venue des principaux Orishas.

Dieux et Déesses les plus importants :

ELEGUA, danse avec un objet représentant une branche crochue, le « garabato », avec lequel il fait semblant d’ouvrir les chemins des hommes. Il détient la clef des destins. Il porte un chapeau de paille et ses couleurs sont le rouge et le noir.

OGGUN, maître des métaux, de la guerre, des montagnes et des instruments de labourage. Son attribut est la machette. Il exprime le travail et la guerre. Il porte une jupe faite de feuilles de palmier, appelée « mariwo » ; ses couleurs sont le violet, mais aussi le vert et le noir.

OCHOSSI, avec Elegua et Oggun ils forment la trilogie du Panthéon Yoruba. C’est le dieu de la chasse. Son attribut est un arc et une flèche, qu’il mime en croisant ses index s’il n’a pas d’arc. Ses couleurs sont le vert et le noir.

OSHUN, maîtresse du fleuve de l’amour, de la maternité, de la beauté, de la richesse, du miel et de l’or, ses attributs sont un éventail « abebe », orné de perles jaunes, un miroir, des coraux, … On la rattache à la Caridad del Cobre. Sa couleur est le jaune et son métal l’or.

YEMAYA, divinité de la maternité universelle, c’est la maîtresse de la mer et ses danses imitent les vagues. On la rattache à la la Vierge de la Régle. Ses attributs sont un éventail « abebe » fait de plumes de paon, le soleil, un ancre, … On l’habille d’une robe bleue, ornée de 7 bandes blanches disposées de façon géométrique et porte 7 bracelets en argent. Sa couleur est le bleu.

CHANGO, dieu de la foudre, du tonnerre et des tambours, il symbolise la virilité. Son attribut, une hache double « oché », une couronne, et sa couleur est le rouge et blanc.

OBATALA, Orishas majeur, incarnant la paix, père des Orishas et créateur de la terre, dieu pur par excellence, patron de tout le blanc, de la tête, des pensées et des rêves, il purifie les chemins, écarte les maléfices. Son attribut est une queue de cheval blanche « iruke ». Habillé de blanc, plus une bande rouge croisée sur la poitrine dans ces chemins guerriers, il porte une couronne en plumes de perroquet et une cloche d’argent « agogo »

 

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